Quel pouvoir émancipateur de #balancetonporc ?
En tant que femme et individu, je me sens concernée par le phénomène #balancetonporc.
Mais voilà, est-ce en tant que femme ou en tant qu’individu que je prends parti pour la défense des droits des femmes ?
Les termes du débat #balancetonporc sur les réseaux sociaux sont peu engageants et laissent entrevoir un avenir que je trouve pour ma part trop sombre. Alors, pour nous voir reconnaître des droits en tant que femme, nous serions obligé(e)s de combattre éternellement? de lutter pour disposer librement de notre propre corps? de lutter pour que nos formes féminines ne soient pas un objet de convoitise, d’agression sexuelle ou de viol? de lutter pour obtenir une égalité de traitement social, dans le travail ou dans la vie de famille?
Cette position de lutte et de conflit engendre d’ailleurs une source de violence intarissable dans le débat collectif. Combien d’hommes prennent position pour dénoncer la violence du débat et, en retour, ridiculisent un mouvement pourtant hautement émancipateur?
Alors, je cherche une issue pour replacer le débat vers un sujet plus profond.
Les agissements des violeurs et des serial agresseurs doivent être fermement condamnés, et il faut être vigilant quant à la capacité des tribunaux - et des juges - à réprimer une atteinte à la liberté individuelle. D’un homme contre une femme, d’un homme contre un homme, d’une femme contre un homme, d’une femme contre une femme. D’un individu contre un individu.
Car c’est bien des droits de chaque individu dont nous parlons. Au-delà des étiquettes, des préjugés, des communautés, des sociétés… Au-delà des adjectifs qui doivent socialement nous caractériser, il s’agit simplement (mais fondamentalement) de garantir nos droits à tous d’évoluer sur cette Terre comme bon nous semble.
Avant d’être un homme ou une femme, un blanc ou un noir, un arabe ou un catholique, un Français ou un Chinois, un travailleur ou un chômeur, un fils de divorcé ou un fils de pauvre, ne sommes-nous pas tous D’ABORD des individus? Car l’émancipation des femmes fait écho aux nombreux autres mouvements d’émancipation des individus.
La notion de communauté représente une appartenance sociale, et c’est sûrement une nécessité pour trouver un sens collectif au vivre-ensemble et au maintien de la paix. Mais cela suppose aussi que chaque individu trouve le sens de son identité et de ses actions dans la communauté.
L’individu n’existerait donc que parce qu’une communauté l’insère dans un système de valeurs? C’est un salarié d’entreprise, c’est un père de famille, c’est un fonctionnaire serviteur de l’Etat, c’est un chef d’entreprise, c’est un sans domicile fixe (un marginal...)....
Est-il possible de repenser notre individualité dans ce monde moderne qui nous impose une appartenance communautaire quasi-dictatoriale?
A mon sens, la méditation apporte une voie médiane pour penser la synthèse de toutes ces oppositions d’individualités. Car si je suis femme, je peux aussi être chef d’entreprise, noire et croyante par exemple. Il faut trouver un moyen d’accepter notre diversité intérieure. Nous ne pouvons être des êtres univoques, caractérisés par une ou deux dominantes sociales pour faciliter notre catégorisation à tous, et aussi les préjugés qui limitent notre droit à l’auto-détermination.
La méditation nous caractérise comme des êtres libres. Cette pratique mentale permet de se recentrer sur soi, sur son être intérieur. Sur ce que nous pouvons apporter au monde, au sens de l’énergie qui nous caractérise. Lisez et prenez connaissance des enseignements des grands penseurs spirituels. Parmi les plus connus (et les plus socialement acceptés), on peut citer Frédéric Lenoir qui milite pour que la méditation soit un enseignement inscrit dans le programme scolaire, considérant qu’apprendre aux enfants à méditer est un acte profondément libérateur et émancipateur.
La méditation nous caractérise comme des êtres libres. Cette pratique mentale permet de se recentrer sur soi, sur son être intérieur. Sur ce que nous pouvons apporter au monde, au sens de l’énergie qui nous caractérise. Lisez et prenez connaissance des enseignements des grands penseurs spirituels. Parmi les plus connus (et les plus socialement acceptés), on peut citer Frédéric Lenoir qui milite pour que la méditation soit un enseignement inscrit dans le programme scolaire, considérant qu’apprendre aux enfants à méditer est un acte profondément libérateur et émancipateur.
Nous ne pouvons nous réduire à de simples étiquettes.
Apprenons à être des individus, porteurs d’énergie et de création.

Commentaires
Enregistrer un commentaire